Pr. Lachaux : anciennement, on faisait trois biopsies (avant le début du RSG, puis après le RSG et une autre après une épreuve de réintroduction), c’était compliqué à réaliser et contraignant pour les familles. Aujourd’hui, les recommandations des ‘sociétés savantes’ sont de faire une sérologie (recherche d’anticorps dans le sang) avant de commencer le régime, et si la sérologie est positive, de confirmer le diagnostic en réalisant une biopsie intestinale. La concordance de ces deux examens permet d’affirmer la MC.

Pr. Cellier : pour porter un diagnostic de MC, il est impératif de disposer de prélèvements et de biopsie intestinale pour avoir la preuve de cette atrophie villositaire ou au moins d’une augmentation des lymphocytes intraépithéliaux (LIE).
Si on a débuté un RSG avant de faire les examens, on reste dans un doute permanent sur le diagnostic de MC, sachant que certains patients atteints de troubles fonctionnels intestinaux ont été améliorés par le RSG sans être cœliaques. Dans ce cas, la surveillance des risques et le suivi seront tout à fait différents.
Autre critère, les anticorps spécifiques, 90 à 95% des malades cœliaques ont des anticorps détectables dans leur sang. Les plus spécifiques et les plus sensibles sont les anticorps anti-endomysium. Ils sont aujourd’hui remplacés par le dosage des anticorps anti-tranglutaminase qui sont plus reproductibles.
Troisième critère, une amélioration clinique et histologique après RSG. En pratique, quand un patient a des diarrhées, une malabsorption, on va d’emblée faire un bilan endoscopique avec une biopsie intestinale. Si on trouve une atrophie villositaire, on va confirmer le diagnostic par un dosage des anticorps. Dans certains cas où on a un doute, on va commencer par doser les anticorps, en cas de positivité, on va confirmer par une biopsie intestinale.

Voir le dépliant de la campagne « Bien diagnostiquer l’intolérance au gluten«