Voir aussi le dépliant de la campagne « Bien diagnostiquer l’intolérance au gluten ».

Maladie cœliaque – Intolérance au gluten : le diagnostic repose sur la détection d’anticorps sériques spécifiques (IgA anti-transglutaminase) et la confirmation par des biopsies duodénales lors d’une endoscopie, qui objectivent les anomalies histologiques suivantes : augmentation des lymphocytes intra-épithéliaux, hyperplasie des cryptes et atrophie villositaire d’intensité variable. Les patients sont génétiquement prédisposés, HLA-DQ2/DQ8. La prévalence, dans les études épidémiologiques, varie de 0,5 à 1 % de la population. La maladie cœliaque atteint toutes les tranches d’âge, enfants et adultes, et elle est diagnostiquée dans 20 % des cas après 60 ans. On estime que 80 % des sujets atteints ne sont pas diagnostiqués du fait de symptômes mineurs ou de formes asymptomatiques (par exemple : carence en fer uniquement).

Allergie au blé : réaction d’hypersensibilité immédiate avec manifestations allergiques (éruption cutanée, œdème de Quincke couplé à l’effort, choc anaphylactique dans les formes les plus graves). Elle est exacerbée par l’exercice physique qui facilite l’absorption dans l’intestin des allergènes. La réaction immune est médiée par les immunoglobulines E (IgE) et des IgE spécifiques ont été détectées contre des épitopes des oméga-5 gliadines et des gluténines de haut poids moléculaire. Dans ce cas, il n’existe pas d’atrophie villositaire intestinale. Il s’agit d’une pathologie moins fréquente que la maladie cœliaque.

Hypersensibilité au gluten non-cœliaque : symptômes évocateurs de troubles fonctionnels digestifs (douleurs abdominales, alternance diarrhée-constipation, ballonnement abdominal) chez des sujets diagnostiqués non-cœliaques et non-allergiques, mais qui se trouvent améliorés par le régime sans gluten. Il n’existe à ce jour aucun rationnel scientifique clairement établi. L’imputabilité du rôle du gluten reste donc à démontrer. Dans ce cas, il n’existe pas d’atrophie villositaire intestinale.

Définitions G. Malamut et C. Cellier